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Les médicaments et la mémoire

Les médicaments peuvent ralentir notre processus de réflexion et nuire à notre mémoire. Prendre des médicaments peut causer de la somnolence et de la confusion, affecter notre capacité à nous concentrer sur une tâche ou à retenir de l’information.

La perte de mémoire et les effets secondaires des médicaments (Tannenbaum 2005, 2012) font partie des trois principales inquiétudes des aînés canadiens en ce qui concerne leur santé. On estime qu’environ 17% des gens de 65 ans et plus souffrent de trouble cognitif léger (Petersen et al. 2018). Une déficience cognitive légère est une perte de mémoire mineure mais perceptible, où les activités quotidiennes peuvent toutefois être poursuivies normalement.

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Certains médicaments utilisés seuls ou avec d’autres médicaments peuvent avoir un impact sur la mémoire et la capacité à fonctionner, ce qui peut mener à un diagnostic de trouble cognitif.

Les médicaments peuvent perturber l'attention, la mémoire, le langage, la fonction exécutive ou d'autres facultés cognitives, et ceci peut être temporaire ou à long terme. Vous est-il déjà arrivé d’oublier où vous aviez stationné votre voiture ? Où vous aviez mis vos clés ? Ou encore le nom d'une personne de votre entourage ? Certains médicaments peuvent contribuer à ces oublis.

En vieillissant, notre cerveau devient plus sensible aux effets des médicaments. Il est essentiel d’éviter les médicaments qui peuvent affecter la mémoire afin d’optimiser le fonctionnement du cerveau. Pour les patients ayant un diagnostic de déficience cognitive ou de démence, les experts recommandent fortement d'éviter de prendre des médicaments qui pourraient aggraver les troubles cognitifs (Critères de Beers 2019). Souvent, une thérapie alternative plus sécuritaire ou plus efficace existe. Une amélioration de la cognition pourrait être observée après l'arrêt de ces médicaments.


Quels médicaments peuvent affecter la mémoire et le fonctionnement du cerveau ?

Certains médicaments peuvent affecter la mémoire et le fonctionnement du cerveau. Voici quelques exemples* :

Somnifères : Benzodiazépines (ex. : lorazépam (Ativan®), oxazépam (Serax®), diazépam (Valium®))

Somnifères : Sédatifs non-benzodiazépine ou de « type Z » (ex. : zopiclone (Imovane®), zolpidem (Sublinox®))

Aides-sommeil en vente libre (ex. : diphenhydramine (Unisom®, ZzzQuil®, Tylenol Nuit®, Advil Nuit®))

Certains médicaments antiallergiques (ex. : hydroxyzine (Atarax®), diphénhydramine (Benadryl®))

  • Ces médicaments sont généralement utilisés pour traiter les démangeaisons ou les allergies. Plus rarement, ils peuvent être utilisés pour traiter l'insomnie ou l'anxiété. En apprendre davantage ici.

Certains médicaments antinauséeux (ex. : dimenhydrinate (Gravol®))

Antipsychotiques (ex. : quétiapine (Seroquel®), rispéridone (Risperdal®))

  • Ces médicaments peuvent être prescrits de manière inappropriée pour traiter les troubles du sommeil ou l’anxiété ou bien pour traiter les symptômes de la maladie d’Alzheimer ou d’autres démences. En apprendre davantage ici.

Certains antidépresseurs (ex. : amitriptyline (Elavil®), nortriptyline (Aventyl®), paroxétine (Paxil®))

  • Bien que ces médicaments sont identifiés comme étant des antidépresseurs, ils sont utilisés pour différentes raisons, notamment pour traiter les troubles du sommeil, la douleur, la dépression ou encore pour la prévention des migraines.

Médicaments pour traiter l'incontinence urinaire (ex. : oxybutynin (Ditropan®))

  • Ces médicaments sont prescrits pour traiter la vessie hyperactive (une condition caractérisée par un besoin urgent d'uriner).

Les relaxants musculaires (ex. : cyclobenzaprine (Flexeril®), methocarbamol (Robaxin®, Robaxacet®, Robax Platine®))

  • Ces médicaments sont généralement utilisés pour traiter les spasmes musculaires, les douleurs au cou ou au dos.

Les médicaments opioïdes (narcotiques) (e.g.: codéine (Tylenol NO. 3®), morphine (Statex®), hydromorphone (Dilaudid®), oxycodone (Percocet®))

  • Ces médicaments sont prescrits pour traiter la douleur aigüe (par exemple, pour une courte période après une chirurgie) ou pour traiter la douleur chronique.

Certains médicaments utilisés pour les douleurs neuropathiques ou l’épilepsie (ex. : prégabalin (Lyrica®), gabapentine (Neurontin®))

* Des médicaments autres que ceux identifiés peuvent affecter la fonction et la mémoire.


Vous aimeriez connaître d’autres trucs pour aider à maintenir une bonne santé cérébrale et prévenir la démence ?

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Si vous croyez que l'un de vos médicaments nuit à votre mémoire, parlez-en à votre médecin, votre pharmacien ou votre infirmière.

Ne cessez jamais un médicament sans supervision médicale appropriée.


Saviez-vous que les médicaments peuvent également affecter l'équilibre et causer des chutes?